ARGUS DE LA PRESSE

SYNTHÈSE DU 27/04/2026

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VIE DU GROUPE

Le 24 avril 2026, Amundi, filiale du Crédit Agricole, a lancé l’« Amundi Bitcoin ETP » sur Euronext Paris. Ce produit coté en Bourse permet de s’exposer à la performance du bitcoin via un simple compte-titres, avec des frais de 0,25% par an. Selon Benoît Sorel, responsable ETF et indiciel chez Amundi, l’objectif est de « répondre à la demande des investisseurs pour une solution transparente et efficace ». La conservation des bitcoins est confiée à Caceis, autre filiale du groupe. Cette initiative s’inscrit dans une tendance initiée aux États-Unis avec l’autorisation des ETF bitcoin en janvier 2024 et positionne le Crédit Agricole aux côtés de ses rivaux français, comme BNP Paribas, qui distribue des ETN depuis fin mars, et Société Générale. (Les Échos, Samir Touzani, 27/04)

Dans le cadre du projet « Global Gateway » de l’Union européenne pour la période 2021‑2027, le gestionnaire d’actifs Amundi a été choisi pour piloter le Global Green Bond Initiative Fund, un nouveau fonds européen dédié au climat. Ce véhicule d’investissement, d’une taille cible de trois milliards d’euros, repose sur un mécanisme de « blended finance », combinant capitaux publics et privés, afin de financer la transition climatique et énergétique par le biais d’obligations vertes. Selon Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi, « mobiliser des capitaux est essentiel pour permettre une plus grande participation des marchés émergents à la transition énergétique », la blended finance offrant la possibilité d’allier impact durable et rendements financiers. (www.agefi.fr, Simon Nessmann, 27/04)

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ENVIRONNEMENT BANCAIRE

Cette semaine, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre (BoE) tiennent des réunions clés pour définir l’orientation de leur politique monétaire, dans un contexte de forte incertitude économique et géopolitique. La Fed, présidée par Jerome Powell, doit se réunir les 28 et 29 avril et devrait maintenir son taux directeur inchangé, entre 3,5% et 3,75%. La BCE, dirigée par Christine Lagarde, pourrait également privilégier le statu quo lors de sa réunion du 30 avril, dans l’attente de nouvelles projections économiques en juin, malgré des tensions inflationnistes persistantes. La BoE, confrontée à une situation politique instable, hésiterait à relever ses taux, tandis que la BoJ, qui se réunit les 27 et 28 avril, pourrait être la seule à envisager une hausse, en raison de premiers signes d’accélération de l’inflation. (Les Échos, Guillaume Benoit, 27/04)

Dans un contexte d'incertitude pour la filière photovoltaïque, les développeurs GreenYellow et Reden Solar ont bouclé des refinancements record. Ce 27 avril, GreenYellow a annoncé une levée de 824 millions d'euros destinée à financer de nouvelles centrales et des installations de stockage par batterie. De son côté, Reden Solar a levé, le 21 avril 2026, 1,055 milliard d'euros auprès d’un pool bancaire mené par Natixis et Crédit Agricole CIB, principalement pour refinancer des actifs existants. Ces opérations, totalisant près de 2 milliards d'euros, permettront aux deux acteurs d'accélérer leur croissance en France et à l'international. (Les Échos, A.L., 27/04)

Les banques italiennes, autrefois fragilisées par un environnement de taux défavorable, ont restructuré leurs bilans et sont désormais parmi les plus performantes d'Europe. La consolidation du secteur s'intensifie, avec Banco BPM rachetant Anima, UniCredit ciblant Commerzbank après un échec avec Banco BPM, et MPS devant absorber Mediobanca. Intesa Sanpaolo reste en retrait mais envisage des acquisitions en gestion de patrimoine. Le Crédit Agricole a accru sa participation à 22,8% dans Banco BPM, renforçant sa position stratégique. « Dans presque tous les scénarios, le Crédit Agricole sort gagnant », estime Stefano Caselli, doyen de la Bocconi School of Management. La fusion de BPER et Banca Popolare di Sondrio a été finalisée le 20 avril 2026. Les banques publieront leurs résultats du premier trimestre 2026 début mai. (www.agefi.fr, Stéphanie Salti, 24/04)

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PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES

Selon l'ASF, le marché de l'affacturage connaît une croissance modérée de 1,9% en 2025, impactée par la hausse des taux d'intérêt et les défaillances d'entreprises. Les tentatives de fraude, souvent par usurpation d'identité, compliquent également la gestion pour les factors. Frédéric Madalle, directeur général adjoint de Crédit Agricole Leasing & Factoring, en charge du pôle Développement international et Affacturage, souligne l'importance d'une vigilance accrue, surtout à l'international. Par ailleurs, les normes comptables IFRS 18, prévues pour 2027, pourraient modifier la comptabilisation des coûts d'affacturage. Pour s'adapter, les factors, comme Société Générale Factoring et Crédit Agricole Leasing & Factoring, diversifient leurs offres, notamment avec des solutions digitales. « Nous avons également développé le portail Kolecto qui permet aux TPE et PME de centraliser leurs factures, sécuriser leurs paiements et simplifier leur pré-comptabilité, le tout dans le respect de la réforme sur la facturation électronique », conclut Frédéric Madalle.  (Option Finance Le Mensuel, 04/2026)

Le secteur du crowdfunding immobilier traverse une crise due à des contentieux croissants et à un retournement des marchés. En 2022, le crowdfunding avait financé 2,4 milliards d'euros d'opérations, mais la hausse des taux d'intérêt a entraîné des retards de remboursement, affectant 30% des projets immobiliers en 2025. Les plateformes, qui ne facturent pas de frais de souscription ou de gestion, voient leurs coûts augmenter avec les procédures de recouvrement. En 2024, 32% des plateformes étaient rentables. La faillite de Koregraf et le rachat de WiSeed illustrent les difficultés actuelles. Les plateformes doivent réviser leur modèle économique pour survivre. (Le Monde, Gaétan Pierret, 25/04)

Amundi PEA Monde est un ETF lancé il y a un peu plus d'un an, conçu comme un fond de portefeuille répliquant l'indice MSCI des actions mondiales. Il est principalement investi dans les marchés des pays développés, avec une répartition de 70% aux États-Unis, 6 % au Japon, et 4 % au Royaume-Uni et au Canada. Les principales pondérations incluent des géants technologiques comme Nvidia, Apple, Microsoft, et Alphabet, avec une forte exposition aux secteurs technologique (26%), financier (17%) et industriel (12%). Amundi PEA Monde, accessible grâce à une faible valeur liquidative, est comparé à l'Amundi MSCI World Swap, performant dans le premier décile des fonds d'actions internationales sur plusieurs périodes. (Investir Le Journal Des Finances, 25/04)

Dans un contexte de diversification des portefeuilles, les actions des marchés émergents sont considérées comme une classe d'actifs essentielle, malgré des performances décevantes sur les cinq dernières années. Cependant, une amélioration notable a été observée récemment, et cette tendance devrait se poursuivre. Fidelity, dans son allocation d'actifs d'avril 2026, a surpondéré ces marchés en raison de moteurs structurels et de valorisations attractives, bien que des risques à court terme subsistent. Amundi se distingue avec son ETF MSCI Emerging Markets Swap II, septième en popularité parmi les assureurs, principalement investi en Chine, Taïwan, Corée et Inde. (Investir Le Journal Des Finances, 25/04)

Amundi MSCI World Information Technology est un fonds d'investissement spécialisé dans le secteur technologique, proposé dans 132 contrats d'assurance-vie, bien qu'il soit moins présent que le leader Amundi Core Nasdaq. Ce fonds est privilégié pour ses performances supérieures sur 1, 3 et 5 ans. Principalement investi aux États-Unis (90%), ainsi qu'au Japon et aux Pays-Bas, il inclut des entreprises majeures comme Nvidia, Apple et Microsoft. Amundi recommande ce fonds aux investisseurs audacieux en raison de sa volatilité élevée. (Investir Le Journal Des Finances, 25/04)

Amundi Stoxx Europe 600 Healthcare se concentre sur le secteur de la santé, qui est considéré comme défensif mais a récemment déçu avec des performances modestes, de seulement 2% sur trois ans et 4% sur cinq ans. Les valorisations dans ce domaine restent modérées, avec un ratio cours/bénéfices de 16,2 pour le Stoxx Europe 600 Santé en Europe, ce qui est attractif pour son bon rapport rendement/risque. Amundi détient des positions dans des entreprises phares telles qu'AstraZeneca, Novartis et Sanofi. Le fonds est recommandé pour sa capacité à résister aux baisses, le rendant accessible aux épargnants. (Investir Le Journal Des Finances, 25/04)

Dans une interview accordée à Investir, Roni Michaly, président de Galilee Asset Management, partage ses conseils pour sélectionner des ETF, en mettant l'accent sur des critères tels que la liquidité, les frais de gestion, et la divergence de performance. Il recommande pour un PEA des ETF diversifiants, notamment l'Amundi ETF Dax pour profiter du plan de relance en Allemagne, l'Amundi PEA MSCI China ESG pour sa valorisation intéressante, et l'Amundi PEA Nasdaq 100 pour capitaliser sur la numérisation et l'intelligence artificielle. Roni Michaly souligne aussi l'importance de choisir des parts en euros pour l'assurance-vie, en raison de la place de cotation. (Investir Le Journal des Finances, P.E., 25/04)

Les ETF ont connu une croissance impressionnante en Europe, avec une augmentation de 35% de leurs encours en quatorze mois, surpassant la gestion active. Amundi propose plusieurs ETF pour l'assurance-vie, notamment Amundi Core Nasdaq 100 Swap, Amundi Euro Stoxx 50, Amundi Cac 40, Amundi MSCI World II, et Amundi MSCI Water. Pour un portefeuille diversifié, Amundi MSCI World II, Amundi MSCI Emerging Markets Swap II, Amundi MSCI World Information Technology, Amundi MSCI India Swap, Amundi MSCI World, Amundi Stoxx Europe 600 Healthcare et Amundi MSCI New Energy sont recommandés. Pour le PEA, les choix incluent Amundi PEA Monde, Amundi PEA MSCI Emerging ESG Leaders, Amundi MSCI EMU High Dividend, et Amundi Russell 2000. (Investir Le Journal des Finances, Pascal Estève, 25/04)

Malgré les incertitudes géopolitiques et les anticipations de hausse des taux d'intérêt en Europe, certaines sociétés de gestion restent prudemment optimistes sur les actions. Dans ce contexte, l'ETF Amundi DJ Global Titans 50 se distingue par ses performances exceptionnelles, se classant parmi les meilleurs de sa catégorie sur plusieurs périodes. Cet ETF est principalement investi aux États-Unis et couvre les secteurs technologiques, des médias, de la consommation et de la santé. Par ailleurs, les anticipations de hausse des taux d'intérêt en Europe pourraient être exagérées, ce qui influence les décisions d'investissement. (Investir Le Journal des Finances, Pascal Estève, 25/04)

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STRATÉGIE DIGITALE 

Après une période difficile due à la hausse des taux d’intérêt, Empruntis, un leader de la distribution de crédit en France, a entamé sa transformation en intégrant l’intelligence artificielle (IA) à ses services. Le groupe, constitué en 2022 sous la direction de Bridgepoint, rassemble plusieurs marques et vise une croissance organique de 50% d’ici 2029, avec un chiffre d’affaires de 270 millions d’euros. Empruntis a développé une plateforme d’IA pour améliorer l’efficacité du traitement des dossiers de crédit. En parallèle, il prévoit de diversifier ses revenus et d’étendre ses activités à l’international, notamment en Italie, en Espagne et au Portugal. (Les Échos, Marion Heilmann, 27/04)

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CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

La Banque centrale européenne (BCE) envisage de maintenir ses taux d'intérêt lors de sa réunion du 30 avril 2026, malgré la guerre en Iran et l'impact sur les prix du pétrole. Selon Philip Lane, économiste en chef de la BCE, il est encore trop tôt pour prendre une décision ferme. L’institution pourrait attendre juin pour ajuster ses taux, en fonction de nouvelles données économiques. L'inflation dans la zone euro a augmenté en mars, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie. Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, prévoit que l'inflation pourrait atteindre 3,5% cet été, même avec un euro fort. La BCE espère que la situation géopolitique s'améliorera d'ici juin. Par ailleurs, Benoît Gérard et Théophile Legrand, stratégistes taux chez Natixis, estiment que la BCE pourrait porter ses taux à 2,25% en juin, mais ne s’attendent pas à une hausse durable au-delà de la zone de neutralité. Ils anticipent ensuite un maintien des taux afin de stabiliser l'économie sans la pénaliser. (L'Agefi Quotidien (Newsletter) (2), Fabrice Anselmi, 27/04)

Dans une interview accordée à L’Agefi Quotidien, Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management, discute de l’évolution de l’euro-dollar. Il prévoit une appréciation de l’euro face au dollar, anticipant un comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones économiques. La zone euro, plus dépendante des importations d’énergies fossiles, pourrait voir ses taux augmenter, contrairement aux États-Unis. Bien que le dollar bénéficie actuellement de son statut de valeur refuge en raison des tensions géopolitiques, Xavier Chapon reste optimiste sur l’euro à moyen terme. Il note également la résilience des devises émergentes, qui pourraient s’apprécier avec un apaisement des tensions. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Fabrice Anselmi, 27/04)

Dans une interview accordée à Option Finance Le Mensuel, Amaury d’Orsay, responsable mondial de la gestion obligataire et monétaire et membre du comité exécutif d’Amundi, Cyril Batkin, gérant de la stratégie Global Credit Opportunities chez Ellipsis Asset Management, Frédéric Salomon, gérant obligataire en charge de la gamme crédit euro chez IVO Capital Partners, et Matthieu Durin, directeur de la stratégie d’investissements d’Allianz France, discutent des impacts de la guerre au Moyen-Orient sur le crédit, l’inflation et la croissance économique, ainsi que des stratégies d’investissement dans le contexte actuel. Ils abordent également la politique des banques centrales, l’évolution des taux d’intérêt et les opportunités sur les marchés émergents et les obligations subordonnées. Amaury d’Orsay résume : « Le contexte actuel ne constitue pas une rupture, mais plutôt une continuité d’un environnement déjà marqué par de fortes tensions géopolitiques. » (Option Finance Le Mensuel, Sandra Sebag, 04/2026)

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Retrouvez la synthèse du 24/04/26
https://xml.luqi.fr/casa/fluxpresse/20260424/synthese.html

Synthèse réalisée par Cision

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