Dans une interview accordée au Figaro Economie, François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, exprime ses inquiétudes concernant les finances publiques françaises, en soulignant la progression continue de la dette publique depuis 2010. Il quittera ses fonctions le 2 juin pour prendre la présidence de la Fondation des Apprentis d'Auteuil, tandis que Emmanuel Moulin lui succédera à la tête de la Banque de France. François Villeroy de Galhau revient également sur les crises traversées, notamment la pandémie en mars 2020, et insiste sur la nécessité de maîtriser à la fois l’inflation et les dépenses publiques. Il plaide pour un retour à un déficit public de 3% du PIB d’ici 2029, tout en rappelant l’importance de la transparence et de l’indépendance des banques centrales. (Le Figaro Economie, Fabrice Nodé-Langlois et Marie Visot, 26/05) |
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N26, néobanque allemande, restructure sa gouvernance afin de rattraper son retard sur Revolut et de renouer avec la croissance. Après les restrictions imposées par la BaFin, N26 a nommé Mike Dargan, ancien directeur des opérations et responsable technologique d’UBS, pour piloter son expansion européenne. De nouveaux dirigeants, Aytac Aydin et Daniel Lappas, ont également rejoint le comité de direction. Ces évolutions visent à renforcer la stabilité des relations avec la BaFin et à améliorer la performance opérationnelle de la banque. N26 poursuit par ailleurs l’élargissement de son offre, notamment via de nouveaux produits d’investissement. (Les Échos, Gabriel Nédélec, 26/05) |
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PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES |
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Selon les chiffres publiés le 22 mai 2026 par la Caisse des Dépôts, le Livret A a enregistré en avril une décollecte de 1,28 milliard d’euros, un niveau record pour cette période depuis 2009. Ce repli s’explique par la baisse de son taux à 1,5%, la concurrence de l’assurance-vie et l’impact de la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret d’épargne populaire (LEP) affichent également des décollectes, respectivement de 25 millions et 320 millions d’euros. Malgré tendance, ces produits restent collecteurs sur douze mois glissants, et une revalorisation du taux du Livret A à 1,8% en août reste envisageable selon l’évolution de l’inflation. (Les Échos, Marion Heilmann, 26/05) |
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Revolut, une néobanque, met l'accent sur le développement de sa branche Revolut Business pour améliorer ses revenus, avec des plans d'expansion dans chaque nouveau pays à partir de l'année prochaine. Cette stratégie vise à accélérer la croissance et la valorisation de l'entreprise, en préparation d'une possible introduction en Bourse d'ici deux ans. Actuellement, Revolut Business opère dans plusieurs pays, avec une forte présence au Royaume-Uni et en France, et prévoit de s'étendre en Nouvelle-Zélande, au Mexique et au Brésil. La concurrence sur le marché des services bancaires en ligne pour les professionnels est intense, avec des acteurs comme Qonto et Starling cherchant également à s'étendre en Europe. (Les Échos, xx, 26/05) |
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Fund Channel, une plateforme de distribution de fonds B2B, joint-venture entre Amundi et la banque Caceis (toutes deux appartenant au groupe Crédit Agricole), a été choisie par l'assureur-vie luxembourgeois Vitis Life pour optimiser sa gestion opérationnelle grâce à des solutions digitales. Fund Channel, qui gère plus de 613 milliards d'euros d'actifs, facilite la distribution des véhicules d'investissement pour les sociétés de gestion et les distributeurs de fonds. En avril 2025, elle a lancé Fund Channel Liquidity, offrant aux trésoriers d'entreprise un accès direct à divers fonds monétaires. (www.agefi.fr, Valérie Riochet, 26/05) |
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Dans une interview accordée aux Échos, George Gatch, directeur général de J.P. Morgan Asset Management (AM), met en avant le rôle stratégique des ETF actifs, qu’il considère comme un levier de croissance majeur, notamment en Europe où ils ne représentent encore qu’environ 4% du marché obligataire. Il se montre par ailleurs optimiste sur les marchés actions, malgré les risques liés à la hausse des taux et à l’inflation, et insiste sur l’importance de la diversification des portefeuilles. J.P. Morgan AM poursuit son développement en France, où ses actifs ont doublé depuis 2022, et renforce les synergies entre ses équipes parisiennes désormais regroupées sur un même site afin d’améliorer le service client. Le groupe accélère également dans les investissements non cotés, mise sur l’intelligence artificielle pour optimiser ses opérations et poursuit ses objectifs de durabilité. (Les Échos, Caroline Mignon, 26/05 ; Les Échos, C.M., 26/05) |
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De plus en plus de Français, surtout ceux de moins de 45 ans, se tournent vers la Bourse pour dynamiser leurs économies à long terme. En 2025, 2,5 millions de Français ont réalisé des transactions boursières, marquant une augmentation de 21% par rapport à l'année précédente. Amundi est devenue le premier collecteur d'ETF en Europe en 2025, avec 46 milliards d'euros collectés et des encours atteignant 342 milliards d'euros. Les nouveaux investisseurs, souvent jeunes et autonomes, utilisent principalement des outils digitaux pour s'informer et passer des ordres en ligne. (Le Revenu Placements, Arthur Téo, 21/05) |
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Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé la « Fondation Armée de Terre » pour renforcer la cohésion nationale française. Cette fondation, pilotée par d'anciens banquiers du Crédit Agricole, a déjà recueilli un capital non consomptible de 11 millions d'euros. Elle finance des projets visant à promouvoir l'engagement et la solidarité, comme l'éducation de jeunes issus de milieux défavorisés. « On ne travaille jamais seul, mais dans le cadre d'alliances avec des associations dont on parle peu et qui jouent un rôle dans la fabrique de la nation », a affirmé, Eric Campos, directeur général de la fondation. Le Crédit Agricole soutient activement la fondation, notamment en rémunérant Eric Campos via un mécénat de compétence. (L’Opinion, Clément Daniez, 26/05/2026) |
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Le 24 mai 2026, BNP Paribas a annoncé le renouvellement de son partenariat avec le tournoi de Roland-Garros pour au moins cinq ans, avec une possibilité de prolongation. Cette collaboration, en place depuis plus de 50 ans, est crucial pour le développement du Grand Chelem parisien. La banque investit plusieurs dizaines de millions d'euros annuellement dans le tennis, faisant de Roland-Garros son principal bénéficiaire. Ce soutien a permis d'importants investissements visant à moderniser le stade, notamment grâce à un financement de 200 millions d'euros pour des travaux structurels. Le partenariat contribue également à la politique tarifaire, notamment lors de l'Opening Week, et au soutien de l'écosystème du tennis français. (Les Échos, Rachel Cotte, 26/05) |
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ESG ET TRANSITIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOCIÉTALES |
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La gestion d'actifs doit désormais intégrer la biodiversité comme un enjeu central, car la moitié de l'économie mondiale repose sur les services liés à la nature. Ana Pires, Directrice de l'investissement responsable à l'AFG, souligne la nécessité d'intégrer la biodiversité dans les facteurs de risque. De son côté, Julien Moussavi, responsable des produits à revenu fixe durables chez FTSE Russell, compare ce défi à celui du climat. Sophienne Vy, responsable études et stratégie ESG de Crédit Agricole Assurances, précise que la biodiversité est déjà un risque financier tangible et non seulement un exercice de transparence. Parallèlement, le marché de l'électricité ne favorise pas l'investissement dans les énergies renouvelables sans subventions. Laurent Perno, directeur des marchés spécialisés de Crédit Agricole Transitions et Energies souligne qu'investir dans ce secteur nécessite désormais de nouvelles approches, se concentrant sur des modèles d'exploitation plutôt que sur des flux de revenus. « On va désormais avoir une multiplicité de modèles qui vont venir finalement composer le mix énergétique », a-t-il, conclu. (Option Finance Le Mensuel (2), 05/2026) |
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Les vagues de chaleur en Europe, exacerbées par le réchauffement climatique, représentent un choc économique majeur. Une étude de l'Université de Mannheim et de la Banque centrale européenne, publiée en septembre 2025, estime que ces épisodes extrêmes, combinés aux sécheresses et aux inondations de l'été 2025, ont coûté 43 milliards d'euros à l'économie européenne, avec un impact potentiel de 126 milliards d’euros d'ici 2029. La France, troisième pays le plus touché, a subi 10,1 milliards d'euros de pertes. Ces chaleurs exceptionnelles affectent directement la productivité et l'industrie, nécessitant une adaptation politique qui se heurte cependant à des financements publics locaux très insuffisants. (www.latribune.fr, Mathieu Viviani, 26/05) |
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La France renforce son soutien à l'informatique quantique, en réaction à l'annonce faite le 21 mai 2026 par les États-Unis d'investir 2 milliards de dollars dans le secteur. Le président Emmanuel Macron a annoncé le 22 mai 2026 un financement supplémentaire d'un milliard d'euros, s'ajoutant aux 2,3 milliards d’euros déjà alloués depuis 2021. Ce financement vise à soutenir les start-up françaises Alice & Bob, Pasqal, Quandela, C12 et Quobly, et à cofinancer un programme européen d'achat de calculateurs quantiques tolérants aux erreurs. Pasqal envisage une cotation au Nasdaq, valorisée à 2,6 milliards de dollars. Par ailleurs, Nvidia investit dans Alice & Bob via son fonds NVentures. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Johann Corric, 26/05) |
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Les institutions financières s'orientent de plus en plus vers la tokenisation, utilisant des blockchains publiques et privées. Ethereum domine ce marché avec une capitalisation de 43 milliards de dollars en valeur totale verrouillée, selon CoinGecko. Des acteurs comme Circle et JPMorgan développent leurs propres infrastructures blockchain pour répondre aux besoins institutionnels. En France, BNP Paribas et le consortium Qivalis explorent Ethereum pour leurs projets. Cependant, les frais élevés d'Ethereum laissent place à l'émergence de nouvelles blockchains. Canton, une blockchain « permissionnée », attire l'attention des institutions grâce à sa confidentialité et son contrôle accru. Société Générale-Forge, filiale de Société Générale, prévoit d'y déployer des solutions de financement et de règlement. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Juliette Roussel, 26/05) |
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La start-up française Moderering, fondée par Alexandre Sossou, a développé un outil de modération basé sur l'intelligence artificielle pour bloquer les contenus illicites avant leur publication. Cet outil est conçu pour les entreprises privées et les gouvernements, et s'intègre aux plateformes existantes pour analyser en temps réel textes, images et vidéos. Les agents IA, connectés via API, identifient des risques tels que le cyberharcèlement et les contenus pédocriminels. En cas de contenu illicite, celui-ci est bloqué et conservé pour vérification humaine. Moderering vise à améliorer la protection en ligne et à répondre aux exigences du Digital Services Act, en offrant une alternative à la modération humaine, souvent précaire et traumatisante. La start-up espère devenir une référence européenne en matière de régulation numérique. (Le Figaro Economie, Romane Haquette, 25/05) |
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Le gouvernement français a annoncé un gel du barème des exonérations de cotisations patronales pour l'année 2026, en réponse à l'augmentation des coûts liés à la guerre en Iran. Cette mesure, qui devrait rapporter 2,2 milliards d'euros, a été mal accueillie par le patronat, qui la considère comme une « double peine » en raison de la hausse du SMIC et des charges. David Amiel, ministre des Comptes publics, a confirmé que l'enveloppe des allégements resterait à 74 milliards d'euros, malgré une augmentation automatique prévue. Les PME et les syndicats ont exprimé leurs préoccupations, tandis que la CGT a salué cette décision comme un premier pas vers des réformes plus profondes. Un décret sera présenté prochainement. (Les Échos, Alain Ruello, Solenn Poullennec, 26/05) |
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Dans une interview accordée au Parisien, au lendemain des annonces gouvernementales sur les aides carburants, Jean‑Pierre Farandou, ministre du Travail, défend la revalorisation du Smic de 2,41% au 1er juin 2026, ainsi que les mesures de soutien au pouvoir d’achat. Il souligne que « chaque patron déterminera ce qu'il peut faire ou pas en matière de salaire », tout en rappelant que les minimas conventionnels doivent être alignés sur le Smic. Il prévoit de réunir les partenaires sociaux pour un comité national de suivi des salaires. Le ministre évoque également un « new deal sur le travail », avec des propositions concrètes à l’horizon 2027, et insiste sur l’importance de l’égalité femmes‑hommes, de la transparence salariale et de l’adaptation aux bouleversements technologiques. Enfin, il exprime sa volonté de collaborer avec un large éventail politique pour faire avancer ses projets. (Le Parisien, Maxime Gayraud et Aurélie Lebelle, 23/05) |
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Depuis le début du conflit au Moyen‑Orient, les taux des dettes souveraines ont fortement augmenté, retrouvant des niveaux proches de 2007, ce qui pourrait peser sur plusieurs secteurs. À Paris, l’indice CAC 40 ne cède toutefois que 0,7% depuis le 1er janvier 2026, tandis qu’à Wall Street, le S&P 500 progresse de plus de 8,5% et le Nasdaq de 13%, reflétant la résilience des marchés. Les secteurs liés à la consommation, tels que le prêt‑à‑porter, l’ameublement et l’automobile, ainsi que l’immobilier apparaissent particulièrement vulnérables à la hausse des taux, en raison de leur dépendance au crédit. À l’inverse, les compagnies d’assurances et, dans une moindre mesure, certaines banques, pourraient en bénéficier en plaçant les primes à des conditions plus rémunératrices. Olivier Baduel, responsable de la gestion chez Ofi Invest Asset Management, souligne que « les assureurs sont en outre peu dépendants de l'évolution de l'économie », ce qui les place en position favorable dans ce contexte incertain. (Le Figaro Économie, Danièle Guinot, 23/05) |
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Le président américain Donald Trump a annoncé qu'un protocole d'accord pour la paix entre les États-Unis et l'Iran a été largement négocié, bien que les discussions doivent se poursuivre. L'objectif est d'étendre les accords d'Abraham pour instaurer une paix durable dans la région, impliquant plusieurs pays musulmans et Israël. Le protocole prévoit un cessez-le-feu de soixante jours et la réouverture du détroit d'Ormuz, avec des concessions sur le nucléaire iranien comme condition. Cependant, des critiques émergent, notamment de conservateurs américains, qui craignent que l'accord ne soit prématuré et ne renforce l'Iran sans résoudre la question nucléaire. (Les Échos, Solveig Godeluck, 26/05) |
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Synthèse réalisée par Cision |
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