["ARGUS DE LA PRESSE"]
 
SYNTHÈSE DU 31/07/2023
VIE DU GROUPE
 
Amundi, la société de gestion de Crédit Agricole, a affiché une collecte nette de 3,7 milliards d’euros entre avril et juin et une amélioration de ses revenus de 9,2% à 823 millions d’euros dans un environnement concurrentiel. Ces performances sont attribuées à l’attrait pour ses produits de trésorerie, les offres de fonds structurés et les fonds obligataires à échéance « buy and watch », selon Valérie Baudson, directrice générale du groupe. Cependant, les joint-ventures ont enregistré une décollecte de 900 millions d’euros en raison des flux de sortie en Chine, non compensés par la joint-venture indienne. (Les Échos, Caroline Mignon, 31/07 ; L’Agefi Quotidien, Adrien Paredes-Vanheule, 31/07)
 
ENVIRONNEMENT BANCAIRE
 
L’Autorité bancaire européenne (EBA) et la Banque centrale européenne (BCE) ont mené des « stress tests » pour évaluer la résistance des banques européennes face à une crise économique majeure. Les résultats publiés le 28 juillet 2023 sont globalement positifs, affirmant la résilience des banques malgré des conditions économiques extrêmes. Par ailleurs, une crise bancaire de type SVB est peu probable en Europe, ont indiqué les superviseurs. Dans une interview accordée aux Échos, François Louis Michaud, directeur exécutif de l’EBA, se réjouit du résultat des stress tests. Selon lui, ses conclusions démontrent que les banques ont connaissance des crises passées et sont toujours capables de financer l’économie, même dans un contexte économique dégradé. (Les Échos, Romain Gueugneau, 31/07, Les Échos (2), R.G., 31/07)
 
 
Selon le dernier test de stress de l'Autorité bancaire européenne, les banques françaises sont résilientes aux chocs financiers, à l'exception de la Banque Postale qui pourrait nécessiter une recapitalisation dans un scénario économique proposé. Celle-ci a vu son ratio de fonds propres pendant CET1 tomber à 0,1% contre 14,7% en 2022. Les banques françaises sont pénalisées par l'épargne réglementée et le crédit immobilier à taux fixe par rapport à leurs concurrentes européennes. En cas de stress sévère, les banques européennes perdraient un total de 469 milliards d'euros de capitaux propres, soit un cinquième de leur capital. (L’Agefi, Aurélie Abadie, 31/07)
 
 
BNP Paribas a publié le 27 juillet ses résultats financiers pour la fin juin avec une hausse de 16,4% du bénéfice net au deuxième trimestre, malgré la décision de la BCE de stopper la rémunération des réserves obligatoires des banques. L'entreprise a mis en place un programme d'économies récurrentes de 2,3 milliards d'euros, passant par la mutualisation de centres de services et plateformes techniques, et la baisse du nombre d'agences et distributeurs de billets. Du côté des prêts, la charge du risque de crédit a diminué de 9,1% à 689 millions d'euros grâce à une reprise de provisions antérieures. Le coût du risque reste quant à lui faible à 0,3% des encours de prêts. (Investir-Le Journal des Finances, J.-L. C, 29/07)
 
PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES
 
Le taux du livret A restera à 3% au 1er août 2023 pour une durée de 18 mois. Une stagnation qui pousse les épargnants à chercher d'autres alternatives pour protéger leur épargne de l’inflation. Malgré une inflation record ces derniers mois, le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) sont toujours des choix attractifs pour l’épargne de précaution avec un taux garanti jusqu’en février 2025. Pour les foyers les plus modestes, le livret d’épargne populaire proposant 6% de rendement est une option viable. Plus risqués, les cryptomonnaies et les investissements en Bourse attirent de plus en plus d’épargnants à la recherche de rendements plus élevés. (Le Parisien, Maxime Gayraud, 31/07)
 
 
À partir du 1er août, le taux d’usure maximal pour les prêts hypothécaires de 20 ans et plus en France passera de 5,09 % en juillet à 5,33 %, selon le Journal officiel. Cette hausse rapide est liée à un changement de calcul du taux d'usure, qui a été ajusté mensuellement pour faciliter l'accès au crédit, plutôt que tous les trois mois comme précédemment. Cette nouvelle méthode sera maintenue jusqu'au début 2024. La hausse des coûts de refinancement des banques, en raison de la hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) pour lutter contre l'inflation, explique également cette augmentation. Le taux de refinancement des banques devrait continuer de monter, ce qui pourrait entrainer une hausse supplémentaire du taux d'usure au mois d’août 2023. (Les Échos, Rachel Cotte, 31/07)
 
 
Dans une interview accordée au Parisien, Nicolas Namias, président du directoire de BPCE, a affirmé l'engagement de la banque en tant que partenaire majeur des Jeux olympiques de Paris 2024. Il a expliqué que le groupe avait pour ambition de devenir la « première banque du sport » en France, soutenant à la fois les Jeux et l'économie du sport. BPCE travaille étroitement avec 231 athlètes et para-athlètes, soutient plus de 5 000 associations sportives locales, et a récemment lancé un vaste programme pour encourager la pratique sportive parmi ses 100 000 employés, a-t-il fait savoir. Nicolas Namias a déclaré : « Le sport transforme la vie, et je considère que le rôle d’une banque est d'accompagner les transformations de ses clients et de la société ». (Le Parisien, Sandrine Lefèvre, 30/07)
 
ESG ET TRANSITION ENVIRONNEMENTALES ET SOCIÉTALE
 
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU (Giec) a renouvelé son bureau, qui sera dirigé par le Britannique Jim Skea, enseignant en énergies durables à l'Imperial College London. Le nouveau bureau préparera le futur rapport sur le réchauffement climatique au cours des cinq à sept prochaines années. Le Giec travaille sur trois principaux groupes de travail : les connaissances scientifiques sur l'évolution du climat, les conséquences socio-économiques et naturelles du réchauffement, et les solutions pour l'atténuer. Le nouveau Giec aura un défi majeur à relever : la désinformation sur le changement climatique. (Le Figaro, Anne-Laure Frémont, 29-30/07)
 
 
L'hydrogène blanc, gaz naturel enfoui dans la croûte terrestre, représente un immense potentiel pour la décarbonation de l'énergie et intéresse de plus en plus les pays riches. Il ne nécessite aucune transformation et sa production n'émet pas de gaz à effet de serre. Des permis d'exploration sont en attente en France et des gisements sont à l'étude en Australie, au Brésil et en Islande. Selon une étude du Crédit Agricole, les coûts d'exploitation de ce gaz pourraient être inférieurs à 1 dollar par kg, rendant l'hydrogène naturel très compétitif. Toutefois, l'exploitation de l'hydrogène blanc soulève aussi des questions de technologies de forage et de retour sur investissement. (L’Opinion, Irène Inchauspé & Muriel Motte, 31/07)
 
 
Engie a connu une forte croissance dans sa branche d'énergies renouvelables au premier semestre 2023, avec une augmentation de 43% du résultat d'exploitation. Cette branche représente désormais près de 18% du résultat d'exploitation du groupe. Les énergies solaire, éolienne et hydroélectrique sont les principales sources de cette croissance. Engie a par ailleurs acquis le sud-africain BTE Renewables, ajoutant 340 MW d'énergies renouvelables à ses capacités. Malgré certaines inquiétudes concernant l'éolien, Engie reste confiant dans sa capacité à atteindre son objectif de 4 GW de capacités renouvelables supplémentaires en moyenne par an jusqu'en 2025. (Le Figaro, Emmanuel Egloff, 29-30/07)
 
RÉGLEMENTATION BANCAIRE
 
Les autorités bancaires américaines ont proposé l'application de la phase finale des accords de Bâle 3, incluant un remaniement des exigences en matière de fonds propres des banques et un nouveau modèle de mesure des risques. Si adoptée, cette proposition conduira à un excédent de fonds propres de 16% pour l'ensemble des banques concernées, soit 170 milliards de dollars. Cependant, ces nouvelles réglementations soulèvent l'inquiétude des lobbies bancaires qui craignent un impact sur les coûts du crédit et la compétitivité internationale des banques américaines. La proposition est ouverte à la discussion jusqu'au 30 novembre 2023. (L’Agefi, Franck Joselin, 31/07)
 
STRATÉGIE DIGITALE
 
Capgemini envisage d’adopter rapidement l'intelligence artificielle (IA) générative. Le groupe rapporte plus de cent projets en cours et une transition rapide de la phase expérimentale à la production. Pour se préparer à une augmentation de la demande de ce service, Capgemini a annoncé un investissement de 2 milliards d’euros sur les trois prochaines années pour doubler son nombre d'experts en data et IA, passant à 60 000 personnes d'ici 2026. L'entreprise a également révélé quatre nouvelles offres IA et des collaborations avec Microsoft Azure et Google Cloud. (Le Figaro, Ingrid Vergara, 29-30/07)
 
 
Dans son communiqué du 28 juillet 2023, le ministère de l’Économie a annoncé un report de la date d'entrée en vigueur de la facturation électronique pour les entreprises, initialement fixée au 1er juillet 2024. Celle-ci avait pour objet d'augmenter la lutte contre la fraude à la TVA. Toutefois, pour garantir un passage optimal à ce nouveau système pour les quatre millions d'entreprises concernées, la date du report sera définie dans le cadre des travaux d'adoption de la loi de finances pour 2024, a souligné Bercy. L'administration compte sur ce dispositif pour préremplir la déclaration de TVA, faciliter sa restitution aux entreprises et repérer plus facilement les fraudes ou erreurs. (Les Échos, I. Co, 31/07)
 
AGRICULTURE
 
Une étude commandée par le Parlement européen souligne la nécessité de réglementations claires sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans le secteur agricole. L'IA offre des avantages comme l'optimisation de la gestion des cultures et des ressources. Cependant, les entreprises pourraient orienter l'agriculture avec des conseils biaisés pour favoriser des fournisseurs spécifiques. La monopolisation de cette technologie par de grandes entreprises peut aussi conduire à une prise de décision qui pourrait engendrer des erreurs. L'étude suggère que des start-ups pourraient offrir une vision alternative et des conseils plus indépendants aux agriculteurs, proposant une réglementation spécifique au secteur. (Agra Presse, AG, 31/07)
 
CONJONCTURE ÉCONOMIQUE
 
Malgré les craintes de début d'année, les entreprises françaises ont enregistré des profits records pour le premier semestre 2023, notamment Renault, Nestlé, Air France et Hermès. Cela est attribué à la reprise de la consommation après la pandémie, une croissance surprise aux États-Unis et des plans de réduction des coûts. Cependant, des défis se multiplient face au potentiel retournement de la demande. Il y a des signes de baisse de volumes chez Saint-Gobain, souligne Romain Burnand, président de Moneta Asset Management. De potentielles guerres des prix dans l'automobile sont également à craindre. Le secteur du luxe aussi voit ses ventes ralentir et le secteur publicitaire connaît un coup de frein. (Les Échos, Matthieu Quiret, 31/07)
 
 
Selon la première estimation de l’Insee publiée le 28 juillet 2023, l’économie française a connu une croissance de 0,5% au deuxième trimestre 2023, soit cinq fois plus que prévu, un facteur confortant pour Bercy qui prévoit une progression de 1% en 2023. Ce chiffre encourageant met Bercy en position de respecter sa trajectoire budgétaire de l’année 2023 avec un déficit de 4,9% du PIB et allège la pression sur la préparation du projet de loi de finances pour 2024. Ce rebond économique est dû en partie à l’exportation et à des facteurs ponctuels comme le redémarrage du parc nucléaire français. Cependant, les économistes relativisent ces chiffres, précisant qu’ils ne sont qu’une première estimation. (Les Échos, Nathalie Silbert, 31/07)
 
 
Face à une crise du logement et 3,1 millions de logements vides, des collectivités et l'association Agir contre le logement vacant sollicitent le gouvernement français. De nombreuses communes, concernées par la loi Climat d'août 2021 visant le « zéro artificialisation nette » des sols en 2050, s'intéressent aux logements inoccupés. En réponse, le gouvernement a lancé en 2020 le plan « zéro logement vacant ». Une taxe sur les logements vacants a été augmentée et un décret envisage de l'étendre à davantage de communes. Diverses initiatives locales ont également vu le jour pour combattre le phénomène. Cependant, de nombreux acteurs jugent ces mesures insuffisantes. (Le Monde, Claire Ané et Véronique Chocron, 29/07)
 
 
En visite en Chine, le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, tente de séduire des investisseurs chinois en France, notamment dans le domaine des véhicules électriques, des batteries et de la transition énergétique. Bruno Le Maire a défendu le concept de diversification des chaînes d'approvisionnement et la réduction de la dépendance par rapport à un seul pays. Ce 31 juillet 2023, il se rend à Shenzhen pour rencontrer des industriels, dont le patron de BYD, qui souhaite ouvrir une usine de véhicules électriques en Europe. Le ministre français plaide également pour un « rééquilibrage » de la relation économique entre la France et la Chine, car le déficit commercial de la France vis-à-vis de la Chine était de près de 53,6 milliards d'euros en 2022. (Les Échos, Guillaume de Calignon, 31/07)
 
 
Retrouvez la synthèse du 28/07/2023 ici : https://xml.luqi.fr/casa/fluxpresse/20230728/synthese.html
 
Synthèse réalisée par Cision-L'Argus de la Presse
 
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