ARGUS DE LA PRESSE

SYNTHÈSE DU 04/05/2026

­

VIE DU GROUPE

Au premier trimestre 2026, Crédit Agricole a enregistré une légère augmentation de son bénéfice net, atteignant près de 1,7 milliard d'euros, malgré une hausse du coût du risque et des provisions en raison de l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient. Le groupe a consolidé sa position avec une croissance des revenus de 0,9% et une réduction des charges, bien que son ratio de capital CET1 ait reculé à 11,4%, en partie à cause de l'augmentation de sa participation dans Banco BPM. Les marchés ont réagi négativement, l'action chutant de plus de 5%, en raison d'éléments jugés décevants, notamment dans les services financiers spécialisés et les grandes clientèles. Cependant, les secteurs domestiques, l'assurance, et la gestion d'actifs ont montré de solides performances, avec des records de collecte chez Amundi et un chiffre d'affaires des assurances atteignant 17 milliards d'euros. (Investir Le Journal des Finances, J.-L. C., 02/05 ; www.wansquare.com, François Berthon, 30/04)

Lors d’une réunion de sociétaires, les caisses locales du Crédit Agricole de Moissac et de Lafrançaise-Molières, présidées respectivement par Martine Bénech et Michel Parriel, ont dressé un bilan 2025 solide, marqué par un investissement de 27 millions d’euros dans l’économie locale, répartis entre l'habitat (13 millions d'euros) et les prêts aux professionnels et agriculteurs (14 millions d'euros). Dans un contexte économique tendu, la Caisse régionale Nord Midi‑Pyrénées a maintenu sa dynamique de financement, notamment dans l’habitat et les prêts aux professionnels et agriculteurs, couvrant un territoire de 16 000 clients et 7 600 sociétaires. La direction a souligné le poids de la banque dans le développement local, avec un projet immobilier sur deux financé et huit agriculteurs sur dix accompagnés, ainsi que son engagement en faveur des transitions environnementales et du tissu associatif. L’événement a aussi été l’occasion de saluer l’action des dirigeants sortants et l’engagement de longue date de plusieurs administrateurs. (La Dépêche du Midi, 03/05)

Le 1er mai 2026, en marge de l’assemblée générale annuelle du Crédit Agricole de La Réunion‑Mayotte, son directeur régional, Didier Grand, a affirmé que la banque affichait « une bonne santé », reflet du dynamisme de l’économie locale. En 2025, l’établissement a enregistré une progression de l’ensemble de ses indicateurs, avec un produit net bancaire en hausse de 7,2% à 227 millions d’euros et un résultat net en progression de 11%, atteignant 59,2 millions d’euros. En visite sur le territoire, Raphaël Appert, premier vice‑président de la Fédération nationale du Crédit Agricole, a salué le « haut niveau de performance » de la caisse régionale, la classant parmi les mieux positionnées du réseau mutualiste. Malgré les incertitudes liées au contexte géopolitique au Moyen‑Orient, Didier Grand a assuré que les créances douteuses étaient orientées à la baisse et que la demande de crédit demeurait élevée. (Le Quotidien de La Réunion et de l’Océan Indien, Cédric Boulland, 27/04)

Amundi a enregistré une hausse de 6,1% de ses commissions de gestion au premier trimestre, atteignant 782 millions d'euros, et une augmentation significative des commissions de surperformance. Malgré des charges contenues, le bénéfice net a augmenté de 15,2%, atteignant 349 millions d'euros. La filiale du Crédit Agricole a réalisé une collecte nette de 32 milliards d'euros, avec un encours sous gestion atteignant 2 398 milliards d'euros, malgré des effets de change défavorables. En Italie, Amundi a lancé l'offre Pensio Next pour l'épargne retraite, mais a subi une collecte négative, principalement due à la décollecte chez UniCredit. (Investir Le Journal des Finances, J.-L. C., 02/05)

­

ENVIRONNEMENT BANCAIRE

Les grandes banques françaises, telles que le Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale, anticipent une dégradation de l'environnement économique due à la flambée des cours du pétrole, augmentant leurs provisions de 32% pour le Crédit Agricole et 20% pour BNP Paribas. Malgré cela, Olivier Gavalda, directeur général de Crédit Agricole SA, affirme que la banque continue d'être « très aidante avec les PME des secteurs en difficulté ». Les résultats du premier trimestre restent positifs, avec le Crédit Agricole affichant un bénéfice net de 2,1 milliards d'euros (+5,5%). Cependant, les activités de financement et d'investissement des banques françaises ont montré des résultats mitigés par rapport à leurs homologues américains. (Le Figaro Economie, Danièle Guinot, 02/05)

BNP Paribas a enregistré une hausse de ses revenus de 8,5% au premier trimestre 2026, surpassant la croissance des coûts établie à 5,5%, malgré les charges de restructuration liées au rachat d'Axa IM. Le ratio coûts/revenus a diminué à 62%, avec un objectif de 60% en 2026 et de moins de 56% en 2028. Cependant, le coût du risque a augmenté de 20,4% pour atteindre 922 millions d'euros en raison de dotations prospectives liées à l'environnement géopolitique. Le bénéfice net a progressé de 9% à 3,2 milliards d'euros. BNP prévoit la vente de sa participation dans la BMCI au Maroc au dernier trimestre 2026. La BMCI est rachetée par le groupe Holmarcom, qui avait déjà acquis Crédit du Maroc auprès du Crédit Agricole. La rentabilité devrait s'améliorer, avec un objectif de croissance du bénéfice net de plus de 10% par an entre 2025 et 2028. (Investir Le Journal Des Finances, J.-L. C., 02/05)

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Nicolas Namias, président du directoire de BPCE, s'exprime sur l'acquisition de novobanco pour 6,7 milliards d'euros, soulignant l'importance stratégique du Portugal pour le groupe. Cette opération s'inscrit dans la stratégie « Vision 2030 » de BPCE, visant à renforcer sa présence européenne. Nicolas Namias affirme que BPCE « incarne la grande banque de l'économie réelle ». Il évoque également le rôle fondamental de BPCE dans les transitions économiques et financières européennes, notamment à travers des initiatives comme le « European Defence Bond ». (Le Journal du Dimanche, Antonin André, 03-04/05)

Le 30 avril 2026, Lone Star Funds a finalisé la vente de sa participation majoritaire dans Novo Banco au groupe BPCE pour 6,7 milliards d'euros, marquant la plus grande acquisition bancaire en zone euro depuis dix ans. Initialement évaluée à 6,4 milliards, la transaction a été revalorisée en raison de l'augmentation des capitaux propres de Novo Banco. BPCE devient l'unique actionnaire en rachetant également les parts détenues par l'État portugais et le Fonds de résolution. Novo Banco, restructurée par Lone Star après son sauvetage en 2014, devient le deuxième marché domestique de BPCE, contribuant à hauteur de 15% de ses résultats. (www.agefi.fr, Guillaume Bayre, 30/04)

­

PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES

Avec la complexité croissante des unités de compte (UC) dans les contrats d'assurance-vie, les épargnants sont souvent perdus face à l'abondance de produits d'investissement. Ces supports offrent des potentiels de gains supérieurs aux fonds en euros. Pour aider à naviguer dans cette diversité, de nombreux intermédiaires proposent des gestions sous mandat permettant de déléguer la gestion à des professionnels. Selon les profils de risque, ces gestions ont montré des rendements supérieurs aux fonds en euros, tout en restant inférieurs aux indices comme le CAC 40. Les options incluent aussi des mandats en trackers, offrant une alternative économique et diversifiée. (Investir Le Journal Des Finances, Rémy Demichelis, 02/05)

­

AGRICULTURE

Les tensions montent entre le secteur agricole et les associations environnementales concernant les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2028-2033. Le 22 avril 2026, Chambres d’agriculture France a critiqué la méthode d’élaboration des Sdage, qualifiée de « contre-productive » par son président, Sébastien Windsor, en raison d’un manque de concertation et d’un calendrier serré, avec une échéance en juin. Seul le bassin Adour-Garonne a reporté cette date à octobre. Les chambres dénoncent des Sdage déconnectés des réalités agricoles et climatiques. En réponse, Eau & rivières de Bretagne plaide pour une gouvernance équilibrée de l’eau, soulignant que le monde agricole est déjà bien représenté dans les comités de bassin. Les Sdage visent à gérer durablement les ressources en eau face à des problèmes persistants de pollution et de surexploitation. (Agra Presse Hebdo, JJ, 01/05)

­

CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

Deux mois après le début de la guerre en Iran, l’Europe subit une crise économique marquée par une croissance stagnante et une inflation croissante. En France, le premier trimestre 2026 a enregistré une croissance nulle, contre des prévisions de 0,2%. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré dès le 11 mars que la France ne peut soutenir les entreprises face à la hausse des prix de l’énergie, faute de moyens financiers. Les grandes banques françaises, dont le Crédit Agricole, augmentent leurs provisions pour se préparer à d’éventuels défauts de paiement. L’Union européenne, fortement touchée par la hausse des coûts énergétiques, n’a pas encore défini de stratégie commune, tandis que les tensions commerciales avec les États-Unis s’intensifient. La Banque centrale européenne a abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro à 0,9 % et envisage même un scénario pessimiste à 0,4%. (La Tribune Dimanche, Marie-Pierre Grôndahl, 03-04/05)

Le 30 avril 2026, lors de la publication de leurs résultats du premier trimestre, les banques françaises ont augmenté leurs provisions face aux risques liés au conflit en Iran. BNP Paribas a provisionné 60 M€ et Société Générale 80 M€. Crédit Agricole a passé une provision de prudence de 100 M€, dont 60 M€ pour Crédit Agricole S.A., en augmentant la pondération de son scénario économique « adverse ». Le directeur général de Crédit Agricole S.A., Olivier Gavalda, explique vouloir couvrir un « scénario macroéconomique dégradé », même s’il ne constate encore aucun ralentissement et estime que le conflit ne durera pas. Il indique une vigilance accrue sur certains secteurs, tout en continuant de soutenir ceux touchés par les prix de l’énergie. (www.latribune.fr, Eric Benhamou, 30/04)

Les récents résultats trimestriels des grandes entreprises françaises, bien que solides, n'ont pas enthousiasmé le marché. Airbus a vu ses actions grimper de 5,1% grâce à l'absence d'alertes sur ses objectifs annuels, tandis que Capgemini et ArcelorMittal ont stagné malgré des performances supérieures aux attentes. Les banques du CAC 40, dont Crédit Agricole et Société Générale, qui ont chacune cédé environ 4%, ont déçu les investisseurs, notamment à cause de provisions pour une possible dégradation due au conflit au Moyen-Orient. La BCE s'inquiète de la stagflation en zone euro, causée par la guerre en Iran, avec une croissance quasi nulle et une inflation croissante. Le Crédit Agricole, comme d'autres grandes banques européennes, a mis de côté des millions d'euros pour se prémunir contre les effets économiques de ce conflit, en raison de la hausse des prix de l'énergie et des perturbations des chaînes d'approvisionnement. (Investir Le Journal des Finances, Q. S., 02/05/2026 ; Le Journal du Dimanche, A. A., 03 au 04/05/2026 ; www.bloomberg.com, Nicholas Comfort, 30/04/2026)

Le 30 avril 2026, l’Insee a dressé un tableau sombre de l'économie française, marquée par une stagflation. Le PIB est resté stable au premier trimestre, alors que les économistes anticipaient une croissance comprise entre 0,2% et 0,3%, compromettant l’objectif annuel du gouvernement fixé à 0,9%. Dans le même temps, l’inflation a atteint 2,2% sur un an en avril, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen‑Orient déclenchée fin février. La demande intérieure s’est affaiblie : la consommation des ménages a reculé de 0,1% et l’investissement des entreprises de 0,4%, tandis que le commerce extérieur a de nouveau pesé sur la croissance (‑0,7%). Concrètement, la hausse des prix, notamment des carburants autour de 2 euros le litre, contraint les ménages à adapter leurs comportements, en réduisant certaines dépenses, notamment sur l'habillement, et en privilégiant les enseignes discount. Les perspectives restent dégradées, plusieurs économistes n’excluant pas une contraction de l’activité dans les trimestres à venir. (Le Monde, Béatrice Madeline, 02/05 ; Le Parisien, Gwenael Bourdon, 02/05)

­
­

Retrouvez la synthèse du 30/04/26
https://xml.luqi.fr/casa/fluxpresse/20260430/synthese.html

Synthèse réalisée par Cision

­

Document réalisé avec l'autorisation du CFC.
Il est interdit de diffuser ou redistribuer, sous quelque forme que ce soit, tout ou partie de ce document.