En 2025, le Crédit Agricole Normandie-Seine a enregistré un résultat net de 70 millions d’euros, soit une hausse de 6% par rapport à 2024. Cette performance repose notamment sur 2,5 milliards d’euros de crédits accordés, une « année record » selon sa directrice générale, Karine Bourguignon. Son adjoint, Léo Herz, attribue la progression de l’épargne au contexte anxiogène. Devenue « entreprise à mission » en 2024, la caisse régionale réinvestit ses profits sur le territoire, une priorité pour son président, Pascal Lheureux. Karine Bourguignon annonce également le lancement prochain d’une offre en cryptomonnaies, dont la mise en œuvre a été retardée afin d’en garantir la sécurité. (Paris Normandie, Dorothée Brimont, 05/05) |
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Dans une interview accordée au Figaro Economie, Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi, souligne la nécessité d’orienter l’épargne européenne vers des investissements de long terme en Europe. Elle insiste sur l’importance de renforcer la souveraineté financière du continent et sur le besoin de disposer de davantage de gestionnaires d’actifs européens de grande envergure. Selon elle, « il faut encourager et accompagner les particuliers qui souhaitent épargner en vue de leur retraite avec des solutions simples et adaptées à leurs objectifs, tout en soutenant l’économie sur le long terme ». (Le Figaro Economie, Danièle Guinot, Ivan Letessier, 05/05) |
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LCL a finalisé l’acquisition de Milleis, une première opération de cette ampleur en 25 ans, marquant un tournant stratégique pour la banque. Le 24 juillet 2025, LCL et Crédit Agricole Assurances avaient annoncé cette opération, conclue le 30 avril 2026 avec le fonds AnaCap. LCL a ainsi acquis Milleis Banque et ses filiales, avant de céder Milleis Vie à Crédit Agricole Assurances. Serge Magdeleine, directeur général de LCL, estime que cette acquisition renforce la position du groupe sur le marché de la banque privée, avec un objectif de 100 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici 2030. LCL prévoit de conserver les marques Milleis et Cholet Dupont Oudart, tout en développant des synergies, notamment dans les domaines du crédit et de la prévoyance. Un nouveau plan d’affaires doit être présenté en septembre. (Les Échos, Krystèle Tachdjian, 04/05) |
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LCL, filiale du Crédit Agricole, a récemment finalisé l’acquisition de la banque privée Milleis afin de renforcer sa position dans la gestion de patrimoine et d’attirer de nouveaux clients. Cette stratégie vise à gagner un million de clients d’ici 2028, en segmentant son offre entre une banque en ligne destinée aux jeunes et une offre complète avec agences pour les clients plus traditionnels. À l’automne 2023, LCL proposera à ses six millions de clients particuliers de migrer vers un modèle 100% digital, tout en conservant des solutions d’accompagnement en agence. Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large d’adaptation des banques traditionnelles face à la montée des acteurs numériques. (Le Figaro Economie, Danièle Guinot, 05/05) |
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Les banques privées françaises, dont Indosuez Wealth Management et BNP Paribas Wealth Management, ont connu un premier trimestre 2026 sous pression. Bien que ces établissements aient enregistré des collectes nettes positives, celles-ci sont en forte baisse par rapport à la fin de 2025. La Société Générale fait figure d'exception avec une collecte nette multipliée par quatre, atteignant 2,8 milliards d'euros. Cependant, cette hausse est à nuancer car le trimestre précédent avait été particulièrement faible. Les encours sous gestion n'ont que peu progressé, impactés par la guerre au Moyen-Orient, qui a ravivé les craintes des investisseurs. BNP Paribas a vu sa collecte chuter de 60%, et le Crédit Agricole a déçu avec des résultats légèrement inférieurs aux attentes, malgré une hausse de son bénéfice net de 5,5%. Selon l'analyste John Plassard, le Crédit Agricole a notamment été pénalisé par une baisse de ses activités de gestion d'actifs (-4,8%) et une forte chute des services financiers spécialisés (-52%), malgré une bonne performance de la banque de détail en France (+11%). (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Jean-Philippe Mas, 05/05/2026 ; La Correspondance Economique, 04/05/2026 ; Les Échos, Gabriel Nédélec ; Krystèle Tachdjian, 04/05/2026 ; Les Échos, Sylvie Ramadier, 04/05/2026) |
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Le secteur bancaire européen est en pleine transformation en raison de la digitalisation et de l'essor des néobanques, qui bouleversent le paysage de l'emploi. En France, bien que le réseau bancaire soit dense, avec près de 49 agences pour 100 000 habitants, la digitalisation entraîne une réduction progressive des effectifs, notamment par le non-remplacement des départs en retraite. Romain Liquard, expert du secteur et chef de la recherche économique chez Crédit Agricole, souligne que Revolut « se démarque par son organisation » et son internationalisation, tandis que les autres néobanques restent concentrées sur leurs marchés d'origine. Les néobanques attirent de plus en plus de profils expérimentés du secteur bancaire traditionnel, marquant une « institutionnalisation » de ces entités, selon Romain Liquard. (Les Échos, Ingrid Feuerstein, G.N., 05/05 ; Les Échos, Gabriel Nédélec, 05/05 ; Les Échos, G.N., 05/05) |
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La question du financement des campagnes présidentielles en France fait débat. Le 4 mai 2026, Daniel Baal, président de la Fédération bancaire française, a suggéré que l'État intervienne en fournissant une avance ou en garantissant les prêts bancaires accordés aux candidats. Selon lui, ces prêts présentent des risques spécifiques, notamment en cas d'invalidation des comptes de campagne ou de score inférieur à 5%. Le RN, confronté à la réticence des banques françaises, cherche un prêt de 10,7 millions d'euros. Une proposition de loi a également été déposée pour créer une « banque de la démocratie » afin de faciliter ces financements. (Les Échos, Marion Heilmann et Anne Feitz, 05/05) |
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Le consortium bancaire européen Qivalis, initialement composé de neuf banques, a récemment accueilli 19 nouveaux membres, portant le total à 31 institutions, avec des discussions en cours pour quatre autres. Parmi les nouveaux entrants figurent ABN Amro, Helaba et plusieurs banques espagnoles. Qivalis vise à lancer un stablecoin adossé à l'euro d'ici le second semestre 2026. En France, le Crédit Mutuel et le groupe BPCE ont rejoint le projet. Le Crédit Agricole a, pour sa part, intégré un autre consortium, Faro, pour un stablecoin en dollars, tout en travaillant seul sur un stablecoin en euros. Qivalis attend toujours l'agrément de la Banque centrale néerlandaise pour opérer sous le règlement européen MiCA. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Juliette Roussel, 05/05) |
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PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES |
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Dans une interview accordée à Revue Banque, Marie-Anne Livi, directrice interbancaire, stratégie et innovation chez Crédit Agricole Payment Services, explique que la révolution du paiement est avant tout une révolution d'usage, stimulée par la technologie. Elle souligne l'importance de la digitalisation et de l'IA dans l'évolution des paiements et mentionne des initiatives comme Wero pour renforcer la souveraineté des transactions en Europe. Dans une tribune publiée par la Revue Banque, Tristan Beau et Damien Schmitt, de Sia Partners, abordent l'évolution du marché des paiements, mettant en avant Wero et le rôle du Crédit Agricole dans le développement de solutions paneuropéennes. Ils soulignent que les banques doivent s'adapter en intégrant des services à valeur ajoutée et en exploitant la donnée transactionnelle pour rester compétitives face à la montée des fintechs et des géants technologiques. (Revue Banque, Audrey Spy, 05/2026 ; Revue Banque, Tristan Beau, Damien Schmitt, 05/2026) |
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Le contexte actuel du crédit immobilier en France est marqué par une montée des taux d'intérêt, compliquant l'accès à l'emprunt pour de nombreux acheteurs potentiels. Le courtier Cafpi alerte sur le taux d'usure, qui inclut le coût total d'un crédit, et qui est régulièrement ajusté par la Banque de France. Actuellement, ce taux est fixé à 4% pour les prêts à taux fixe inférieurs à dix ans et à 4,48% pour ceux de dix à vingt ans. Cependant, les taux d'intérêt des banques augmentent, créant un décalage qui pourrait bloquer jusqu'à 20% des dossiers d'ici mai-juin. Les plus touchés sont les emprunteurs solvables, primo-accédants, ménages modestes et personnes de plus de 50 ans, en raison de l'augmentation du coût de l'assurance. (Le Parisien, Sébastien Thomas, 05/05/2026) |
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Dans le dernier classement de Broadridge Financial Solutions en Europe, BlackRock se positionne largement en tête en tant que marque préférée des sélectionneurs de fonds avec un score de 5 400, surpassant J.P. Morgan AM, qui occupe la deuxième place avec un score de 4 390. En France, Amundi progresse en prenant la quatrième position, devançant Pictet AM. UBS est particulièrement apprécié en Suisse. Parmi les filiales de banques françaises, Natixis IM, BNP Paribas AM et Rothschild & Co. AM se classent respectivement aux 12e, 20e et 21e places en Europe. (Revue Banque, A. S., 05/2026) |
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Les placements non cotés, autrefois réservés à une clientèle aisée, se démocratisent grâce à des dispositifs comme les Eltifs 2.0. Ces investissements sont attrayants pour leur potentiel de rendement (compris entre 8 % et 15 %), mais ils restent non liquides et nécessitent une patience sur le long terme. Amundi Private Markets Eltif est l'un des produits disponibles, avec un ticket minimal de 1 000 euros, des frais de 3,50% à l'entrée et de 2,18% pour la gestion. Le marché du private equity se diversifie, s'ouvrant à des secteurs variés et offrant des opportunités via des fonds ou des « clubs deals ». (Challenges, Pascale Besses-Boumard, 30/04-06/05) |
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Selon Challenges, les ETF (fonds indiciels cotés) connaissent un succès croissant en France en raison de leur transparence, de leurs frais réduits et de leur simplicité d’utilisation. Ils permettent aux investisseurs, y compris les néophytes, de s’exposer aux performances boursières sur le long terme tout en diversifiant les risques. Les ETF répliquent de manière passive la performance d’indices de référence, contrairement aux fonds de gestion active qui cherchent à surperformer le marché. En France, l’Autorité des marchés financiers estime à 1,1 million le nombre de particuliers ayant réalisé au moins une transaction sur des ETF en 2025, un chiffre en hausse de 83% sur un an, porté notamment par le développement d’offres sans frais de courtage. Amundi utilise ainsi la réplication synthétique pour proposer des ETF offrant une exposition internationale, comme l’Amundi MSCI Emerging Markets Swap UCITS ETF, et pour rendre certains produits, tels que l’Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF, éligibles au plan d’épargne en actions (PEA). (Challenges, Agnès Lambert, 30/04 au 06/05) |
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La Société Générale a annoncé la cession de son activité de tenue de compte‑conservation (TCC) de détail, exploitée par sa filiale Société Générale Securities Services (SGSS), au Crédit Mutuel Arkéa, illustrant une tendance de fond à l’externalisation dans les métiers titres. Cette activité sera reprise par ProCapital, filiale d’Arkéa spécialisée dans la TCC et les services d’investissement en marque blanche, afin de fournir notamment le réseau SG, BoursoBank et Société Générale Private Banking à l’horizon 2028. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de recentrage vers les clients institutionnels, jugés plus rentables, et de recherche d’efficacité économique. Par ailleurs, le secteur est marqué par une consolidation accrue, motivée par la nécessité d’atteindre une taille critique et de réaliser des économies d’échelle. En juillet 2023, CACEIS a finalisé l’acquisition des activités européennes et malaisiennes de RBC Investor Services, avant de devenir en 2025 une filiale détenue à 100% par le Crédit Agricole. (Revue Banque, Tàn Le Quang, Mai 2026) |
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ESG ET TRANSITIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOCIÉTALES |
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Depuis quelques années, un nombre croissant de gestionnaires d’actifs investissent dans des projets de restauration de zones naturelles dégradées, notamment les mangroves, les tourbières et certaines forêts, présentés comme des « solutions fondées sur la nature » pour contribuer à la décarbonation. Ces projets, portés par des acteurs comme BNP Paribas Asset Management, Mirova, AXA IM, HSBC AM ou Ardian, reposent largement sur le marché des crédits carbone volontaires, qui permet de financer la restauration ou la préservation de puits de carbone. Les crédits générés sont revendus à des entreprises cherchant à compenser leurs émissions résiduelles dans le cadre de trajectoires de neutralité climatique. En forte structuration, ce marché bénéficie d’une demande croissante et d’une montée en puissance des contrats de long terme, mais son passage à l’échelle reste conditionné à un renforcement de la confiance, alors qu’il demeure fragilisé par des controverses et des scandales sur la qualité de certains crédits. (Les Échos, Séverine Leboucher, 05/05) |
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Le 30 avril 2026, lors d’une conférence de presse à Francfort, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a annoncé une hausse des taux en juin afin de répondre aux tensions inflationnistes. Si le Conseil des gouverneurs a maintenu les taux inchangés à l’issue de cette réunion, la BCE relèvera son taux de dépôt de 2% à 2,25% dès le 11 juin, une décision en phase avec les anticipations des marchés, qui intègrent à nouveau trois hausses de taux sur l’année. Christine Lagarde a insisté sur la « fonction de réaction » de l’institution face à l’inflation, devenue un pilier de sa stratégie, tout en rappelant que la politique monétaire resterait fondée sur les données et attentive aux effets économiques du conflit en cours. Les analystes soulignent ainsi un biais plus restrictif de la BCE, tout en appelant à la prudence face aux risques pesant simultanément sur la croissance. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Fabrice Anselmi, 05/05) |
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Synthèse réalisée par Cision |
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