ARGUS DE LA PRESSE

SYNTHÈSE DU 12/05/2026

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VIE DU GROUPE

Les caisses régionales du Crédit Agricole ont lancé, le 7 mai 2026, une nouvelle offre bancaire en ligne et gratuite sous la marque Eko. Cette offre, sans condition de revenus, inclut la tenue d'un compte et une carte dématérialisée, avec accès aux 40 000 conseillers des 5 300 agences de la banque. Cependant, elle n'inclut pas de carte physique, empêchant ainsi les retraits d'argent liquide. (La Correspondance économique, 11/05)

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ENVIRONNEMENT BANCAIRE

La licorne française Alan, spécialisée dans l'assurance santé, a annoncé la nomination de Véronique Morali en tant que senior advisor pour accompagner sa stratégie de développement. Avec une valorisation de 5 milliards d'euros, Alan est en pleine phase d'accélération et compte 864 000 assurés en France, marquant une croissance de 43% en un an. Véronique Morali, reconnue pour son expérience dans la finance et les médias, apportera son expertise pour soutenir la transformation du système français d'assurance. Alan vise à atteindre un milliard d'euros de primes annuelles en 2026, tout en continuant à progresser vers la rentabilité. (Les Échos, TifennClinkemaillié, 12/05)

L'application Wero, développée par European Payments Initiative (EPI), ambitionne de concurrencer Apple Pay et Samsung Pay grâce au paiement de compte à compte (A2A), fort de 43,5 millions d'utilisateurs enregistrés en novembre 2025. Actuellement proposée par la seule Banque Postale, cette application autonome sera adoptée par la Société Générale d'ici fin 2026, puis par BNP Paribas en 2027. Son déploiement en France débutera dès juillet avec le paiement en ligne, suivi en fin d'année par l'intégration des cartes bancaires et du QR Code en magasin, avant l'arrivée du sans contact mi-2027. Pour accélérer son adoption face aux géants américains, le portefeuille numérique intégrera des services additionnels comme le partage d'addition (« split the bill ») ou le paiement fractionné. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Juliette Roussel, 12/05)

Christophe Herpet a été nommé directeur des gestions d'Ofi Invest AM, succédant à Eric Bertrand, devenu directeur général le 27 mars 2026. Christophe Herpet a débuté sa carrière en banque d'investissement, notamment chez BNP Paribas et Calyon. En 2004, il a rejoint AXA IM, où il a notamment dirigé la gestion obligataire, avant de devenir directeur des solutions d'investissement et de l'allocation actionnariale chez AXA France en 2025. Parallèlement, il enseigne au sein du Master 222 (Gestion d'actifs) de l'Université Paris Dauphine-PSL. Ofi Invest AM est une filiale d'Ofi Invest, groupe détenu par la Macif (51%), Abeille Assurances Holding (43%) et Aésio Mutuelle (6%). À fin décembre 2025, la société gérait 188 milliards d'euros d'actifs et comptait 360 collaborateurs. (Les Échos, Caroline Mignon, 12/05)

Victory Capital ambitionne d’atteindre 1 000 milliards de dollars d'encours sous gestion, en partie grâce à des acquisitions externes. Lors de la présentation des résultats du 6 mai, le directeur général David Brown a évoqué l'échec du rachat de Janus Henderson, mais a souligné la capacité de l'entreprise à envisager de grandes acquisitions tout en restant ouverte à des opportunités stratégiques plus petites. Le partenariat avec Amundi avance bien, avec l'intégration de Pioneer Investments presque achevée. Malgré une décollecte de 457 millions de dollars au premier trimestre 2026, Victory Capital se réjouit de flux internationaux positifs et prévoit de lancer de nouveaux fonds Ucits. (Agefi.fr, Adrien Paredes-Vanheule, 11/05/2026)

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PRODUITS / MÉTIERS / ACTIVITÉS BANCAIRES

Dans le monde des stablecoins, le franc suisse cherche à se faire une place face à la domination du dollar. Actuellement, les stablecoins adossés au franc suisse représentent une part infime du marché mondial des monnaies numériques, largement dominé par le dollar. En réponse, plusieurs banques suisses ont lancé un projet pilote pour développer un stablecoin en franc suisse, visant à renforcer l'écosystème numérique suisse et sa compétitivité financière. Ce projet est soutenu par des institutions majeures comme UBS et PostFinance. Bien que le marché soit encore de niche, les banques suisses explorent des usages financiers innovants pour ces stablecoins, tout en restant prudentes face aux risques potentiels. (Les Échos, Samir Touzani, 12/05/2026)

Les entreprises ont récemment émis près de 32 milliards d'euros d'obligations sur le marché primaire de la dette corporate en euros, profitant d'une fenêtre favorable début mai 2026. Les 5 et 6 mai 2026 ont été particulièrement actifs, avec 18,9 milliards d'euros émis le 5 mai 2026, marquant ainsi la meilleure journée de l'année. Airbus, émetteur rare, a levé 750 millions d'euros face à une forte demande, son carnet d'ordres étant sursouscrit 4,4 fois. Blaise Bourdy, responsable origination DCM chez Société Générale, était teneur de livres pour cette opération aux côtés de Crédit Agricole CIB, Citigroup, Deutsche Bank, BBVA, ING et UniCredit. Carlsberg a également marqué cette période avec une émission inaugurale d'obligations hybrides. (L'Agefi Quotidien (Newsletter), Xavier Diaz, 12/05)

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STRATÉGIE DIGITALE

Face à la dépendance des gestionnaires d'actifs européens vis-à-vis des géants technologiques américains pour le stockage et l'analyse de données sensibles, la souveraineté numérique devient cruciale. Amundi, leader européen de la gestion d'actifs, a investi dans son propre cloud privé pour garantir la sécurité et la maîtrise des données. Guillaume Lesage, d'Amundi, souligne ainsi : « Nous avons développé il y a dix ans notre cloud privé, qui garantit une maîtrise totale de l'hébergement, du cloisonnement et de la conformité de nos données et de celles de nos clients ». Enfin, Amundi Technology propose Alto, une solution SaaS, pour réduire la dépendance aux solutions américaines.(Les Échos, Tân Le Quang, 12/05)

Le 11 mai, les banques centrales du G7, sous la direction de la Banque de France et de la Banque du Canada, ont publié un rapport alertant le secteur financier sur les risques potentiels liés à l’informatique quantique. Bien que les ordinateurs quantiques capables de compromettre les systèmes de chiffrement actuels n’existent pas encore, il existe une probabilité significative qu’ils apparaissent au cours de la prochaine décennie. Le rapport souligne l’importance de la cryptographie post-quantique pour protéger les données bancaires. Une feuille de route, publiée en janvier par le G7 Cyber Expert Group, recommande une transition coordonnée vers de nouveaux standards de sécurité d’ici 2035, avec des systèmes critiques à adapter dès 2030-2032. (Les Échos, S. T., 12/05)

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CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

Depuis début avril, Wall Street enregistre une hausse continue, notamment grâce à l’optimisme des investisseurs lié à un cessez-le-feu et à l’engouement pour l’intelligence artificielle. Le 8 mai, le S&P 500 a clôturé sa sixième semaine consécutive de hausse, et le Nasdaq 100 a bondi de plus de 2%, malgré des tensions dans le détroit d’Ormuz. Les États-Unis ont créé 115 000 emplois en avril, dépassant les attentes, ce qui a renforcé la confiance dans l’économie américaine. Cependant, les ménages subissent la hausse des prix de l’essence liée aux conflits en Iran, ce qui pourrait affecter la consommation dans les mois à venir. (Les Échos, Bastien Bouchaud, 11/05)

La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 30 avril 2026 a ravivé les tensions entre les partisans d’une hausse des taux (faucons) et ceux d’une politique monétaire plus accommodante (colombes). Christine Lagarde, présidente de la BCE, a maintenu les taux inchangés, mais a laissé entrevoir une discussion sur une éventuelle augmentation. Des membres comme Joachim Nagel, président de la Bundesbank, et Peter Kažimír, banquier central slovaque, ont plaidé pour une hausse en juin, citant des craintes d’inflation persistante. En revanche, des colombes comme Yannis Stournaras, gouverneur grec, ont averti des risques de récession. Les marchés anticipent une hausse des taux, mais les opinions pourraient évoluer rapidement, comme l’a suggéré François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. (Les Échos, G.B., 11/05)

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Retrouvez la synthèse du 11/05/26
https://xml.luqi.fr/casa/fluxpresse/20260511/synthese.html

Synthèse réalisée par Cision

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